C'est aspirer à la divinité que désirer la vérité, surtout la vérité qui touche à ce qui concerne les dieux. Ce désir est comme une admission aux choses saintes. Il incite à s'en instruire et à les rechercher et dirige ainsi vers une activité plus sanctifiante que toute purification et que toute fonction sacerdotale.
Les énemis du divin sont aveuglés par la fumée de l'ignorance et de l'erreur et ne s'emploient qu'à déchiqueter et à ternir la parole sacrée.
Sage et amie de la sagesse, Auset sait rassembler cette parole en son intégrité, la maintenir en son ordre et la transmettre aux initiés qui se consacre au culte de sa divinité. D'ailleurs, le nom même qu'a reçu son temple indique clairement qu'il abrite la connaissance et la science de l'être premier.
Les rois de l'ancienne Egypte sont choisis parmi les prêtres ou parmi les guerriers, parce que ces deux classes, l'une en raison du courage, l'autre en vertu de la sagesse, jouissent d'une estime particulière. Quand le roi est issu de la classe des guerriers, il entre dès son élection dans la classe des prêtres et y est alors initié à cette philosophie où tant de choses sont cachées, sous des formules et des mythes qui enveloppent la vérité d'une apparence obscure.
"Je suis tout ce qui a été, tout ce qui est et tout ce qui sera et mon voile jamais aucun mortel ne l'a encore soulevé."
Il faut accueillir et accepter ce que rapportent et expliquent les esprits qui unissent le sens religieux au sens philosophique.