L'inopportunité des moyens mis en oeuvre pour combattre la maladie, et souvent même leur nocivité, placent l'homme moderne dans une position instable et une incertitude totale face à son avenir. Il vit dans la crainte constante d'être victime de l'un de ces grands fléaux (cancer, artériosclérose, cardiopathie, rhumatismes, paralysies, diabète, encéphalite, etc.) dont les formes nouvelles sont plus insidieuses et plus résistantes devant les remèdes.
La défense artificielle entraîne une inévitable fragilisation de l'individu dont les réactions devant tout nouveau microbe, tout virus encore inconnu, sont insuffisantes, voire inexistantes.
Nous accusons les microbes, les virus de venir nous contaminer, mais cette contamination n'est possible que si le terrain est favorable. On sait d'ailleurs que ces germes existent déjà dans la cellule, à l'état de "pro-virus", lesquels ne deviennent virulents que sous l'effet d'une excitation quelconque (aliments toxiques ou dénaturés, produits chimiques, etc.)
L'intervention des germes venus de l'extérieur peut également provoquer un phénomène électrique, venant "mettre le feu aux poudres". Surchargé de toxines, l'organisme est alors à la merci du moindre surcroît d'éléments morbides.
Sachant que les troubles du métabolisme de la cellule peuvent transformer sa nucléo-protéine en virus, il est nécessaire de comprendre ce qui peut perturber ce métabolisme.
Une alimentation désorganisée, donc désorganisante, est souvent en tout premier lieu à l'origine de telles perturbations.
Par leur toxicité, des aliments peuvent être précurseurs de carences. L'organisme doit mobiliser ses réserves pour neutraliser les déchets toxiques.
Cette attitude défensive ne suffit pas toujours pour empêcher les dégâts provoqués par un aliment dont l'ingestion laisse des traces dans l'hypothalamus.
L'élément le plus important du dispositif de protection est une flore bactérienne complète et équilibrée. La flore bactérienne d'un carnivore est bien plus restreinte que celle d'un végétarien. C'est par une alimentation variée que l'on trouve les éléments nécessaires à leur utilisation réciproque. Faute de variété, les aliments sont mal utilisés.
Il en résulte alors, soit des carences, soit des accumulations de déchets.
Parallèlement, il faut veiller à l'entretien des fonction d'assimilation. Des poisons peuvent naître à partir d'un aliment sain s'il est mal transformé ou sa transformation c'est arrêté à un stade non terminal. Il est nécessaire d'améliorer les fonctions hépatiques (tisanes, citron, etc.), également de tenir compte du facteur psycho-sensoriel dont l'influence est si grande sur tout le processus digestif, et encore de laisser une grande place aux aliments vivants et aux céréales complètes.
La crainte des responsabilités conduit souvent à n'admettre que des agents extérieurs à l'origine de la maladie, sans envisager de modifier quoi que ce soit dans son comportement. Pourtant, si le mécanisme de protection est respecté et non perturbé par des pratiques anormales, l'organisme est parfaitement outillé pour organiser sa défense.
Devant une quelconque agression, on observe 2 phases: d'abord une activation du mécanisme "d'urgence", comportant des moyens non spécifiques, les mêmes quelle que soit la situation.
Dans la 2eme phase, les agents spécifiques (anti-corps) adaptés à la nature de l'agresseur, la properdine ( substance bactéricide) libérée par l'organisme et une catalase (enzyme défensif) interviennent autant contre les microbes pathogènes que lors d'un conflit entre bactéries ou entre bactéries et cellules de l'organisme.
Indépendamment de ces moyens extrêmes, nous avons à notre disposition en permanence, des moyens toujours en alerte; notamment certaines hormones, des éléments de la lymphe et la plupart des sécrétions, toutes bactéricides (salive, suc digestifs, sueur, larmes, lait, urine, bile, etc.)
La fièvre est le plus remarquable agent de défense, et aussi le plus négligé. Elle permet l'oxydation, la neutralisation des déchets, virus et germes pathogènes.
Rien de mieux que l'organisme n'est à même d'organiser une défense cohérente et efficace. LE déroulement normal des fonctions de notre organisme n'est pas livré au hasard. C'est à nous de savoir entretenir correctement notre corps, de lui rendre les moyens pour qu'il puisse organiser sa défense et l'aider avec ce que la nature met à notre disposition.