L'hygiène artificielle

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Le mot microbe évoque souvent la maladie. Cependant, les microbes existent dans des milieux très divers. De très petite taille, ils se multiplient rapidement lorsque les conditions sont favorables.

Dans la classification officielle, les microbes sont définis par rapport à l'homme comme nuisibles. Ceux déclarés pathogènes auraient la propriété d'engendrer une maladie.Ceux reconnus comme auxiliaires de l'homme provoquent des transformations estimées utiles.

D'une manière générale, ils assurent la transformation des débris végétaux et des cadavres d'animaux, et favorisent ainsi le recyclage des éléments organiques.

Les microbes déclarés pathogènes peuvent pénétrer l'organisme lorsqu'il y a déchirement des barrières naturelles. (peau, muqueuses)

L'organisme tente alors immédiatement de les neutraliser. D'après la théorie officielle, les anticorps induisent une immunité plus ou moins durable.

La science officielle a cherché à consolider et soutenir cette défence naturelle par différentes techniques:

* l'antisepsie: en utilisant sur une plaie, des produits qui détruisent les microbes.

* l'asepsie: méthode présventive destinée à créer un milieu sans microbe, par stérilisation du milieu environnant

* la vaccination: consiste à contraindre l'organisme à créer des anticorps spécifiques en introduisant un microbe atténué. L'organisme utilise alors cette "mémoire immunitaire" qui fait que, placé à nouveau face à ce même microbe virulent, il crée suffisamment d'anticorps.

* la sérothérapie: consiste à inoculer dans un organisme malade un sérum contenant des anticorps.

* le traitement médicamentaire: consiste à utiliser, dans l'organisme, diverses substances destinées à détruire spécifiquement un microbe jugé responsable de la maladie.

Les premières substances chimiques de synthèse utilisées furent la quinine (paludisme), puis les dérivés de l'arsenic, du bismuth et du mercure. A l'apparition de la chimiothérapie avec l'usage des sulfamides représentent le point culminant.(1940) Puis ce fut l'ère des antibiotiques isolés à partir de moisissures (pénicilline...etc...) ou à partir de bactéries. Ces antibiotiques détruisent certains microbes ou s'opposent à leur développement.

Ces techniques ont engendré un comportement nouveau des hommes face à la maladie qu'ils semblent ne plus craindre. Nous appèlerons l'hygiène artificielle, le recours à tout ces artifices.

Quels avantages pouvons-nous retirer de cette hygiène artificielle?

Le premier nous semble être la reconnaissance de ces êtres minuscules que sont les microbes et qui, dans des circonstances exceptionnelles, peuvent pénétrer dans notre organisme et parfois le détruire. Cette prise de conscience permet de réaliser les moyens de se protéger, dans des circonstances exceptionnelles, telles que lors d'un accouchement ou d'une opération chirirgicale, mais aussi dans des circonstances ordinaires, en prenant conscience de l'importance de l'hygiène du corps et de notre environnement.

Y a-t-il que des avantages à pratiquer systématiquement l'hygiène artificielle? Pour cestaines personnes, cela peut tourner à la phobie vis-à-vis de la vie microbienne, et donc fort préjudiciable à la santé mentale.

Cette attitude leur rend acceptables les traitements préventifs, tels que la vaccination. Et à partir de là, il n'y a plus de frein pour limiter les actions thérapeutiques sur les individus. Cette attitude qui privilégie les moyens artificiels au détriment de notre immunité naturelle, ne nous laisse pas entrevoir notre capacité à exister dans un environnement microbien. Cette coexistence est primordiale, car elle privilégie chez nous la notion de terrain corporel sur celle de production artificielle. Cette notion de terrain corporel nous laisse envisager une hygiène naturelle ou hygiène vitale qui nous permet d'être en bonne santé sans recourir à un protectionnisme abusif.

La protection artificielle a ses limites. On parle de souches bactériennes résistantes aux antibiotiques.

Même les responsables de cette politique de santé déconseillent l'usage abusif des antibiotiques. Un phénomène que la publicité en faveur de l'hygiène artificielle laisse dans l'ombre, c'est celui de la "rechute": la maladie traitée éfficacement resurgit, et cela plusieurs fois de suite, laissant finalement la personne démunie face à ses symptômes.

On commence à s'apercevoir que l'organisme humain n'est pas une éprouvette dans laquelle ou peut verser impunément n'importe quels produits, parfois fort dangereux.

Les vaccinations, la sérothérapie, les traitements médicamentaires sont de plus en plus contestés, car ils génèrent de nouveaux troubles appelés maladies "iatrogènes". non seulement cette hygiène artificielle a tendance à rendre irresponsables vis-à-vis de leur santé les individus qui ont satisfait aux divers rites des techniques artificielles de protection sanitaire, mais en plus ces pratiques, qui devaient protéger contre l'action de certains microbes, fragilisent et induisent d'autres troubles, tel le cancer, incurables par les traitement officiels.

Cette fragilisation, à grande échelle, place les hommes dans une situation de malades systématiques, ce qui est probablement l'inconvénient majeur de cette hygiène artificielle.